Bon, il est deux heures du matin, alors j’ai déjà fait un bon somme, mais je dors tellement au Québec que j’aurais cru que ferais facilement mon douze heures en ligne après si peu de sommeil… justement, parlons-en du trajet!
Dans le but d’arriver à l’heure pour mon vol de 21h30, on a soupé à… 17h! Car oui, il faut arriver trois heures d’avance à l’aéroport! On a mangé un délicieux roastbeef de côtes au jus…. Aaaaaaaahhh, ils voulaient vraiment me faire rester! Mais je n’ai pas changé d’idée! N’écoutant que mon courage, j’ai accouru à l’heure à l’aéroport pour l’embarquement des bagages… Aucune question, aucun supplément de poids (j’étais pourtant limite avec mes 23 kg!)… Ensuite l’attente et les adieux, puis la fouille!
N’ayant pas souvent voyagé pour une si longue période de temps, je n’avais pas exactement optimisé mes bagage pour leur facilité d’accès et pour le rangement, mais plutôt pour qu’ils contiennent beaucoup! Alors évidemment sortir le portable, sortir les vaccins, enlever la ceinture, le manteau… J’ai bien dû prendre 10 minutes pour me rhabiller et continuer! Je n’ai reçu aucun commentaire sur mes pots de crèmes de plus de 100 ml, je ne sais pas s’ils les ont vus, mais bon, on aime ça quand ils ne nous font pas de trouble hein!
Je vous recopie mes réflexions dans l’attente de l’embarquement :
Et m’y voici, en direct de l’aéroport, tout près de partir cinq mois pour Paris… Qui l’eut cru? J’y suis, pour une rare fois dans ma vie, seule devant moi-même… Je suis fébrile, c’est vrai. J’imagine bien l’atmosphère froide, glaciale de l’avion, cette impression de bout du monde, de porte pressurisée entre deux univers… J’ai hâte d’être à Paris, dans ce nouveau, ce futur chez-moi… Je devrai prendre soin de moi-même, de A à Z, alors que j’ai toujours dépendu de quelqu’un… C’est un défi à relever! J’ai hâte de découvrir ma chambre, de m’y installer, de me l’approprier et de m’y sentir bien. J’ai hâte d’arpenter ma rue, pas à pas, lentement, dans la vie réelle, pas simplement en images. J’ai hâte que les métros me soient familiers et m’inspirent la même affection gratuite et béate que mes bus de Québec. Je rêve de marcher dans Paris comme une Parisienne, d’avoir un pas qui ne crie pas « Touriste » trop fort, de me fabriquer un nouveau chez-moi, brique par brique.
20h45. l’embarquement commence. Trop nerveuse pour continuer d’écrire! Mais le tout se fait bien et j’embarque en dernier puisque je suis dans un siège à l’avant de l’appareil… Wow, je dois avoir une place de choix, que je me disais…
21h00. Marf est embarquée… et déchantée! Les sièges sont microscopiques, en tout cas le mien! Je suis presque claustrophobe, même avec ma grandeur démesurée (démesurément petite). Je suis près du hublot, j’ai donc le côté de l’avion qui se rabat au-dessus de ma tête. Je suis devant ce que j’identifierai plus tard comme les toilettes, ce qui signifie chasses d’eau supersoniques à toutes les deux minutes et un siège qui ne se baisse pas! Mes voisins sont un jeune couple de Français, l’air gentils. Petite initiation avant l’immersion. 6h ici, j’espère dormir! Cette nuit de 12h va être courte. Là-bas, il est 3h am, la nuit est déjà bien avancée.
9h05. Mon pilote s’appelle Michel Beauchemin, bien québécois. 5h45 de vol, 7°C à Paris. C’est court, une petite nuit. La « gate » 33 brille par mon hublot. Ça me semble de bon augure. J’espère que tout ira bien. Je vais à Paris, je vais en Europe! Je souris à la simple pensée. Oups, le jeune couple n’est peut-être pas un couple, l’homme parle de sa femme… Et n’est pas jeune non plus à bien y penser!
En fait, j’ai eu droit au débit continu de paroles de l’homme à sa collègue de travail. Je n’écoutais pas tellement, mais il est vraiment passé par tous les sujets du monde, tous! Il étalait sa culture comme du beurre. Mais bon, c’est assez les préjugés…
19h18. Décollage… Du moins, on roule sur la piste!
9h20. On prend de la vitesse. Wow, le décollage de nuit, on dirait Google earth, mais en plus joli! La ville était magnifique, toute illuminée, avec les petits lampadaires oranges qui faisaient régulièrement scintiller les rues, comme une carte du quartier, faite de lumières… J’ai bien fait de ne pas gaspiller mon émerveillement en photos, j’ai essayé éventuellement, et le résultat fut naturellement désastreux. Au moins, j’en aurai profité!
Au programme du vol, Le temps d’un ouragan et Le dernier continent. J’ai trouvé les titres de cette programmation si appropriés à un vol en avion… J’avais l’impression qu’on nous préparait au pire! Mais bon, ça s’est avéré être simplement kétaine et plate (j’ai suivi toute l’action avec un regard aux dix minutes et sans écouteurs… j’aurais plutôt regardé mes épisodes de House!)
Moi, j’aurais essayé de dormir, mais peu après le décollage, on a eu droit à un repas chaud… À neuf heures et demie, après un merveilleux repas de roasfbeef… Ça donnait plutôt mal au cœur que faim. Et je n’ai jamais vraiment réussi à dormir… avec ce confort à toute épreuve, c’était presque surprenant! Bref, j’avais un peu plus faim pour le déjeuner de muffin au bleuet qui a suivi. Je crois que, dans l’avion, ils nous nourrissent pour nous occuper… En tout cas, c’est efficace!
Mes premiers coups d’œil à Paris n’étaient pas nécessairement féériques. Des nuages et de la pluie, donc je n’ai vu qu’un bout d’aéroport gris. Peu importe, j’avais simplement hâte d’arriver! À l’atterrissage de l’avion, pas de bâtiments… Prise de doute, je me tourne vers mes voisins de sièges qui m’expliquent que le vol est plutôt cheap (avec d'autres mots, évidemment) et qu’on a atterri dans la partie la plus perdue de Charles de Gaulle. Des bus nous conduisent au Terminal 3, qui est tout petit aux dires de Carine. Là-bas, c’est la file pour les douanes. Regarde le passeport, regarde la personne, étampe. Au moins, c’était efficace! Puis le tourniquet pour les bagages… Il y a tant de valises brunes! Et les Parisiens n’étant pas le modèle de la courtoisie, comme je l’apprendrai très vite, il faut regarder entre les trous et espérer voir ma valise… Je l’ai finalement trouvée et attrapée (avec un peu d’aide, bien entendu) et je suis sortie pour retrouver Carine. Merci bonnet orange! Je ne l’aurais pas reconnue sans ça!
Bon, alors, il est près de 3h am, je vais essayer d’attraper encore un peu de sommeil avant d’aller à l’école demain! La suite plus tard!!
Bonne nuit aux couche-tôt!!
lundi 19 janvier 2009
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Je n'ai jamais pris l'avion, mais ta description me donne le goût de partir! Voir Google earth en plus joli! héhé! En tout cas, belle description! :)
RépondreSupprimerlol, merci, mais il n'y avait vraiment que ça d'agréable ou de joli! Mais je n'ai peut-être pas pris la meilleure compagnie non plus, j'ai fait des voyages plus agréables. Ou c'était peut-être la fébrilité!
RépondreSupprimerWow,Marf, ta description de ton voyage est absolument intéressante et amusante. Maintenant j'ai hâte de savoir comment s'est passée ta première journée à l'université. Yvan dit que tu devrais trouver que le système d'éducation français est pas mal plus exigeant que le nôtre. J'attends les commentaires de celle qui va vivre tout cela en direct.
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