C’est ainsi qu’avec nos billets et une réservation d’hôtel en poches, nous avons pris le train dimanche pour découvrir notre nouvelle ville préférée. Bien sûr, le train était encore assez tôt, alors il a fallu se réveiller aux aurores (il devait faire encore noir) pour arriver d’avance à la Gare d’Haussmann – Saint-Lazare. C’était la première fois que je prenais le RER E à Paris, alors on était un peu stressés pour trouver le bon endroit, de prendre la bonne ligne, dans le bon sens… Évidemment, on est tombés sur le moment que quelqu’un a choisi pour se mettre sur la voie et retarder le trafic… Mais ça c’est Paris, ça doit être prévu dans le plan de voyage! C’est donc au pas de course que nous avons enfin pu entrer dans la gare de trains, repérant les fragments d’informations pour nous orienter et stressant d’arriver à l’heure! Rendus à la station de compostage (cette fois, je n’oublie plus!), il n’y avait aucune indication de train se rendant au Havre (ça part bien!), alors on demande aux contrôleurs qui s’indignent parce qu’on a des billets avec escale alors qu’un train quittait de Paris pour le Havre directement dans 30 minutes… Bon, à ce moment, j’avais assez peu de patience, parce que le train devait partir dans 5 minutes, alors je n’avais pas grand intérêt à savoir quels systèmes informatiques m’ont vendu le billet que je tenais à la main, je voulais simplement l’utiliser! C’est donc un peu énervés (surtout moi) que nous nous sommes embarqués pour notre petit weekend romantique, mais tout s’est arrangé par après!
Le trajet s’est très bien déroulé, on a peut-être passé deux heures et demie en train (presque plus long que d’aller à Londres!), avant de débarquer dans notre petite bourgade… le dimanche matin, au milieu de rues vides et de commerces fermés. Nous avons donc suivi les indications du vendeur de revues qui n’avait plus une seule carte de la ville (« C’est dimanche, vous ne trouverez rien d’ouvert! ») et nous avons marché vers la mer et vers notre hôtel.
Nous avons pris le chemin le plus direct (sans carte, il faut être prudent pour ne pas s’égarer!), en passant par l’hôtel de ville. Il était entouré de jolis jardins avec des fontaines et de grandes arches de bois très romantiques. Malgré la fraicheur de la matinée, nous nous y sommes plutôt plu.
Après avoir repéré notre résidence (un joli bloc avec un auvent rouge sur lequel on peut lire : Hôtel Carmin, deux étoiles) dont l’heure du « check-in » n’était évidemment pas arrivée, nos avons poursuivi notre chemin jusqu’à la mer. Après des mois de canaux ou de rivières aménagées au milieu des villes, c’était une expérience agréable de se retrouver devant un horizon d’eau, sur une plage de pierres, comme au bout du monde. Je n’en avais si longtemps vu que le centre!
Tout près de la place, il y avait un carrousel Disney (Dieu qu’il y a beaucoup de ces machins en France!) et une roulotte à patates frites « Chez Victor, depuis 1926 » (je ne suis pas certaine de la date). Désireux de faire Américains à la plages et attirés irrésistiblement par l’odeur des frites, nous l’avons essayé pour dîner… et nous ne l’avons pas regretté! C’étaient parmi les excellentes frites que j’ai mangées, et les hot dogs (saucisses épicées un peu style Knackwurst dans du pain baguette) étaient très bons. Forts de notre dîner santé, nous sommes retournés vers l’hôtel pour poser nos sacs et nous poser aussi un peu, mais la chambre n’était pas tout à fait prête (il faut blâmer le dimanche, les clients précédents étaient sortis tard!) alors on a attendu encore un peu dans les parcs et les rues environnantes en faisant escale devant une jolie petite église dont le clocher caractéristique orne quelques unes de nos photos de la ville.
Après, nous avons pu monter pour faire un petit somme afin survivre au restant de la journée. C’est ainsi, beaucoup plus légers, que nous nous sommes aventurés vers la colline plantée de maisons, sur les flans de laquelle courent des escaliers généralement pas trop casse-cou, mais depuis lesquels nous avions une jolie vue de la ville!
Tout en haut se trouvait un fort, pas terriblement touristique je l’avoue, mais j’aime bien les vieilles murailles.
Nous sommes ensuite revenus vers le centre-ville que nous avons retraversé jusqu’au port cette fois, où des bateaux et un joli pont nous attendaient.
De l’autre côté se cachait un petit coin de restaurants dans lequel nous nous sommes engagés avec enthousiasme et faim! (Ça demande de l’énergie de grimper et redescendre des montagnes!) C’est donc dans un petit resto beaucoup plus chic que nous l’étions que nous nous sommes attablés, trop tôt pour les Français, mais nous avons tout de même été accueillis par une très sympathique serveuse qui nous a apporté le foie gras et des cocos de Pâques avec un grand sourire. Radicalement différent de Paris!

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