jeudi 23 avril 2009

Sur les traces de la pucelle...

Voici, à retardement, un compte-rendu plus détaillé de mon premier voyage.

Samedi le 4 avril, j’ai fait ma première vraie sortie de la Ville. Armés de nos appareils-photo, Nic, Neringa et moi nous sommes embarqués à 8h am (ça faisait des mois que je ne m’étais levée aussi tôt!) dans le train en direction d’Orléans, la vieille.

Petite leçon d’histoire des Amériques : l’île d’Orléans a été nommée par Jacques Cartier en l’honneur d’un duc d’Orléans, c’est-à-dire quelqu’un qui possédait la région d’Orléans en France. La Nouvelle-Orléans a été nommée ainsi par les Français, en l’honneur de la ville d’Orléans réelle, qui était une très grosse ville à cette époque (tout étant relatif).

En Europe maintenant, la ville d’Orléans est surtout connue comme étant la ville sauvée des Anglais par Jeanne d’Arc, d’où son petit nom de « La pucelle d’Orléans ».

C’est ce qui explique la place si importante de sa statue au centre de la place Martroi, la rue principale qui se nomme la rue Jeanne d’Arc, son musée construit dans une maison où elle a séjourné, chez un maire je crois, et des statues d’elle dans toutes les églises de la ville. C’est un peu leur héroïne ou leur mascotte, la figure de proue de la ville.

 

Alors pour commencer du début, nous avons pris le train depuis Paris à 8h08, discutant gaiement dans le wagon de gens silencieux qui attendaient simplement d’arriver à destination. Le contrôleur a regardé notre billet et nous a reproché de ne l’avoir pas composté… « compo-quoi?? » Il semblerait qu’il y avait des petites bornes jaunes pour marquer notre billet à l’entrée des trains, mais tout à notre excitation de quitter Paris, nous n’avions pas remarqué, et personne ne nous l’avait dit. Heureusement, il a été gentil et l’a laissé passer pour cette fois (ouf, les amandes sont salées!), parce que bon, avec nos accents québécois, on ne peut pas être de mauvaise foi! (Nah, on avait juste l’air de pas savoir!) et nous avons poursuivi notre voyage tranquillement…  En à peine une heure, nous étions arrivés! Se déplacer d’un quartier à l’autre de Paris peut prendre 45 minutes quelques fois, alors ce trajet a passé bien vite!

Une fois à la gare, tout excités par cette première visite, nous nous sommes précipités… sur la première carte affichée à la sortie du train. Car non, nous n’avions pas de carte de la ville! Sur le chemin vers l’Office du Tourisme, nous avons visité une première église, de dimensions modestes, mais tout de même très jolie. Mademoiselle d’Arc avait déjà sa place dans cette demeure divine (après tout, c’est une sainte; elle entendait la voix de Dieu… elle a donc autant de crédibilité que Moïse et son buisson ardent…), mais c’est un peu plus loin que nous avons rencontrée LA statue de la pucelle, au centre de la place Martroi, entourée d’une exposition de… chiens?

 

Nous n’avons pas pris de photos, mais il y en avait des chiens très jolis et de très laids, certains avec des rastas… Certaines personnes aiment trop ou pas assez leurs chiens…

 

Prochain arrêt : La Cathédrale d’Orléans, naturellement! Évidemment, elle ressemble à une cathédrale, rien de bien nouveau, mais elle avait de très jolis vitraux.



 

(pour Info, c’est la même photo que celle du blog à Nic, pour ceux qui y ont accès)

 

Nous avons finalement découvert l’Office du Tourisme qui nous a procuré de très utiles cartes qui nous ont permis de vagabonder dans les rues pittoresque de l’ancien quartier… genre de « Vieux-Orléans » si on veut, avec ses rues toutes en pierres blanches et ses maisons très rapprochées. On se croirait à l’intérieur tellement tout est clos et propre, mais le soleil… les nuages brillaient au-dessus de nos têtes!




Nous avons ensuite atteint la Loire et ses ponts, une très jolie vue.



 

Il faut évidemment mentionner l’épisode des crues… Comme avec nos 500 cm de neige de l’an dernier, les Orléanais semblent prendre de la fierté à quantifier leurs désastres naturels et ont marqué sur un pont les hauteurs des plus grandes crues, avec leurs dates…



 

Notre favorite étant naturellement celle qui a dû être marquée sur une maison, au-dessus du niveau du pont!

 

Autrement, nous avons vu encore des églises, dont une où quelqu’un jouait de l’orgue pendant notre visite, très agréable, et nous avons marché sur la rive nord de la Loire, dans les parcs ensoleillés et les ruelles pavées.


Vint ensuite notre superbe dîner de Magic Pizza! Un restaurant si ordinaire et bas de gamme qui nous attirait tant! Pas cher et très bon!

Nic et Neringa, depuis la visite à l’Office du Tourisme, avaient développé une envie irrésistible d’aller visiter des châteaux autour de la ville, or, les circonstances de liguaient de façon éhontée contre nous. D’abord, pas de bus, pas de trains, aucun transport en commun ne nous mèneraient hors de la ville, sinon à des horaires impossibles. S’en suivit donc un périple héroïque pour tenter de louer une voiture. Malheureusement, comme Nic le raconte, toutes les indications qu’on nous donnait menaient à des culs-de-sac et nous ont fait faire le tour de la ville trois fois (j’exagère, mais c’était vraiment épique!)

Épuisés, nous sommes retournés dans la vieille partie de la ville, on s’est achetés des bonbons pour se consoler (Neringa en a tant acheté!), puis nous avons fait quelques visites essentielles.



D’abord, l’hôtel Gros Lot, un bâtiment d’un luxe ostentatoire (c’est sans doute l’une des rares fois où je pourrai utiliser ce mot), où sont célébrés parfois des mariages, et qui a été autrefois l’hôtel de ville je crois.

Ensuite, l’incontournable musée Jeanne d’Arc, qui nous a appris quelques détails de plus sur la vie de la jeune héroïne, mais ça n’était peut-être pas très clair, car le résumé que je m’en fais, c’est le suivant : une petite fille a entendu Dieu lui parler, elle a convaincu un prétendant au trône de la suivre pour se faire sacrer Roi, elle a participé à des batailles (« les hommes se sont bien battus » : mon interprétation c’est qu’elle les regardait et qu’elle était leur mascotte), puis elle s’est fait enlever par les Anglais qui ont demandé une rançon, à laquelle ont participé les habitants d’Orléans, et que le Roi a gardée pour lui en laissant la pucelle se faire brûler. Dieu n’aurait-il pas pu la prévenir que le Roi serait ingrat?

Bref, visite instructive, après laquelle nous nous sommes attaqués à la rive sud… complètement épuisés! On a visité un parc derrière une église… qui doit être une magnifique roseraie! …dans le temps des roses! Puis un autre parc, en réparation aussi, où on a grignoté et bu dans les jolies petites flasques achetées à l’épicerie (wow, du port vendu en flasque, beaucoup trop cool!).

Finalement, retour en ville où, découverte de la journée, nous sommes allés prendre un verre... de bière… dans une rhumerie… (bah quoi, elle était pas chère!) et où nous avons découvert la magnifique Night Life d’Orléans, toute en terrasses dans les petites rues pavées. Ça donne l’impression d’un grand party avec des petites salles différentes où on peut aller et venir à son aise, prendre un verre ici, puis un là… On a aussi rencontré un monstre dans un coin sombre, mais à part la surprise, l’ambiance rendait sa façon de nous aborder presque naturelle. (Par « monstre », entendre quelqu’un avec un masque)

 

Bref, magnifique petite ville, qui ne prend pas plus d’une journée à visiter, mais où je vivrais beaucoup plus volontiers qu’à Paris! C’est petit, les gens sont sympathiques et il y a de très jolis quartiers! Une très belle première expérience hors de la Ville, qui nous fait découvrir qu’il y a bien d’autres villes qui ignorent la majuscule. 

1 commentaire:

  1. Ton cadeau de retour à Québec!:

    Pierre Lapointe clôturera le festival d'été de Québec le 19 juillet!!

    xxx

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