Nous avons ensuite marché vers le musée Malraux, craignant de se heurter à une porte close en ce jour férié, mais nous avons d’abord fait une escale dans l’église-phare du Havre, une espèce de gros bloc de béton surmonté d’une immense tour coiffée d’une croix, visible de loin, pour rappeler ne je sais quelle tragédie aux marins qui aperçoivent le Havre… Bref, c’est moyennement joli!
La ville du Havre ayant été détruite pendant la guerre, ses bâtiments sont plutôt récents, « d’inspiration américaine » selon notre sympathique logeur, alors en gros, il y a pas mal de buildings, des blocs et une utilisation importante et « reconnue par l’UNESCO » du béton. Malgré ça, on se sentait encore plutôt en France qu’aux Amériques, mais bon, s’ils le disent!
Nous avons ensuite trouvé le musée que nous cherchions, vers le port, et il était fort heureusement ouvert! Ses collections sont un peu hétéroclites, entre l’art moderne, l’impressionnisme, une salle monographique (je ne me souviens même plus du nom du peintre, mais c’était intéressant), de la gravure sur métal, du pointillisme… sur écran plasma! Et des peintures figuratives anciennes et plus récentes. Le thème qui rapproche toute cette collection est beaucoup le lien que les artistes ont avec la ville je crois, par naissance ou inspiration. Bref, jolie visite, la lumière de la matinée éclairait parfaitement les œuvres, mieux qu’au Louvre il me semble, et mon amoureux et moi y avons chacun trouvé quelques coups de cœur.
En sortant, vu le joli temps qu’il faisait, nous avons longé le port pour regarder la mer jusqu’à retourner à notre plage pierreuse où on s’est offert un deuxième dîner de frites et de hotdogs chez Victor (deuxième test concluant : toujours aussi bon!) avant de s’étendre par terre et de somnoler sous le soleil, malgré le temps un peu frais pour faire de la plage.
Nous sommes ensuite remontés vers la ville pour reprendre nos sacs chez notre cher hôte à qui nous avons raconté tout notre séjour pendant qu’il s’affairait à ranger son petit hôtel (il était toujours là! À croire qu’il y travaillait seul!). Mais bon, comme j’ai dit, si c’est ça un hôtel deux étoiles, je ne vois pas pourquoi on pourrait en vouloir plus! Les chambres étaient grandes, propres, le service était extrêmement courtois (je me répète hein? Mais on ne voit pas ça à Paris… ou à Londres!) et on avait accès à Internet! Bref, nous avons quitté le gentil monsieur pour se chasser des salades… après deux jours chez Victor, on finit par avoir besoin de légumes éventuellement! Alors on est remontés en ville, s’émerveillant à chaque fois qu’une voiture s’arrêtait pour nous laisser passer à un passage pour piétons (incroyable! Le Havre est la plus belle ville du monde! Nah, après Québec! Et je ne suis pas biaisée du tout! :P). Nous avons finalement trouvé un petit café qui servait à manger toute la journée (heureusement, il était tôt pour souper en France!) et où un petit chien jappait sans cesse à la table voisine. Mais les salades étaient bonnes et nous sommes repartis satisfaits, en marchant vers la station de train qui nous ramènerait à Paris.

Ah! Tu écris si bien! C'est comme si j'y étais allé, ;o)
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